Voyage au Japon 2011

Gagnante du premier prix du concours Bento&co 2011 (concours international de bento), j’ai remporté un séjour d’une semaine au Japon offert par Vivre le Japon (billet aller-retour entre Paris et Osaka, une semaine dans une maison de location à Kyoto), de beaux cadeaux de bento et de cuisine ainsi qu’un dîner avec l’équipe Bento&co dans un bon restaurant de Kyoto. C’est notre premier voyage au pays du soleil levant.

La préparation

1. Agence de voyage, hébergement, billet d’avion

Le 18 aout, premier contact avec Thierry Maincent de Vivre le Japon.

Le 24 aout, la date est fixée. Le logement est situé dans le quartier de Gion, le quartier réputé des maïko et geïko, près de la magnifique rue Hanamikoji et du célèbre temple Kenninji.

Voici la description du logement:

“Au 2ème étage, bel appartement de style classique japonais, fraichement restauré et confortable, Gion Hanamikoji est idéal pour un couple ou une petite famille.

A l’entrée sur votre droite, se trouvent une cuisine équipée et une petite salle de douche, avec un cabinet de toilettes séparé.

Sur la gauche, une première petite chambre japonaise pouvant contenir deux fuyons. Côté rue, le grand séjour japonais chaleureux, orienté plein sud, baigne dans une douce lumière filtrée par les panneaux en papier blanc translucide.
Le soir venu, le confort douillet des futons vient compléter l’expérience.

Enfin, cet appartement bénéficie de l’accès à une terrasse magnifique au 4ème étage donnant une vue à 360° sur tout Kyoto. Des chaises et une table en bois vous permettent, si le temps s’y prête, de profiter tranquillement de ce magnifique spectacle.

Appartement, 2e étage: Petite cuisine, séjour japonais, chambre japonaise avec literie japonaise (futon), salle de bain japonaise (douche et furo-bain japonais) et toilettes.

Notre appartement est situé dans le quartier de Gion, prononcé gui-on, le quartier réputé des maïko et geïko.

A quelques dizaines de mètres se trouve la magnifique et tumultueuse rue Hanamikoji, bordée de maisons traditionnelles, restaurants luxueux et maisons de thé qui chaque soir accueillent de riches clients venus se divertir.Spiritualité aussi à deux pas de l’appartement, dans l’enceinte du Temple Kenninji où se perpétue le bouddhisme zen.

Les commodités, transport en commun et supermarché, se trouvent non loin de la maison.” (Vivre le Japon)

Vivre le Japon nous a trouvé deux billets de Korean Air. J’ai demandé si on peut voyager avec Vietnam Airline pour pouvoir passer une journée à Hannoi ou Ho Chi Minh ville mais Vivre le Japon n’est pas de convention avec Vietnam Airline. Le billet de mon mari coute un peu plus de 800 euros, le prix est raisonnable.

Le 31 aout, premier contact avec Daniel Auguste, Travel Angel de Vivre le Japon à Kyoto, la personne qui nous accueillera et sera notre interlocuteur  pendant toute la durée de notre séjour au Japon. Avec un Travel Angel francophone, on ne sera pas perdu au Japon.

2. Informations, guides

Le stress et le l’excitation se renforcent. Pour moi, le fait d’aller au Japon c’est comme aller dans un autre planète, surtout en raison de la langue. J’apprends quelques phrases en japonais mais il est difficile de les retenir.

Le meilleur guide est Google, puis on peut trouver toutes les informations pour le voyages sur ces sites et blog (en français):

Vivre le Japon

Kyoto Travel

Kyoto Magonote (Kyoto City Tourism Association)

JNTO – Office de touriste du Japon

YES ! Tokyo – Office de touriste de Tokyo

Les bonnes adresses à Kyoto

– Voyage au Japon sur le blog Kanpai

– Voyage au Japon sur le blog Rivière de canard de Thomas BERTRAND

Deux livres indispensables (meilleurs guides):

Le Japon (Lonely Planete), achetée chez Gibert Joseph

Le Japonais de Yoshi Abe (Lonely Planete), achetée sur Amazon

Les cartes des villes (Tokyo, Kyoto, Hiroshima…) et d’autres petits guides gratuits sont en libre service chez JNTO Paris, 4, Rue de Ventadour 75001 Paris, à deux pas du métro Pyramides (ligne 7 et 14), près de l’avenue de l’Opéra. Le JNTO est ouvert du lundi au vendredi, de 9h30 à 17h30 sans interruption (Accueil du public assuré de 9h30 à 13h30 uniquement. Tél: (01) 42-96-20-29. Possibilité d’envoi des brochures en provinces)

Finalement, sur le conseil d’un collègue de travail qui vient de revenir du Japon, nous avons décidé de ne louer un téléphone que si l’Iphone 4 et le réseau de Bouygues Télécom ne marche pas au Japon. On va voir une fois arrivé à Seoul.

5 jour avant le départ, nous achetons le Japan Rail Pass (JP Pass), un ticket spécial réservé aux touristes étrangers qui visitent le Japon avec le statut de “visiteur temporaire” et qui leur permet de voyager sans limité sur le réseau de Japan Railways (JR). Grâce à ce pass, nous pouvons aller à Tokyo et visiter aussi Hiroshima si le temps le permet.  Commande passée sur le site Vivre le Japon lundi 12 sept, les vouchers sont arrivés le jeudi sept.

Pour gagner de temps, nous programmons le voyage et construisons notre itinéraire avec hyperdia.com, le site créé par Hitachi, disponible en anglais. Tous les allées-retours de Kyoto – Tokyo, Kyoto – Hiroshima, Kyoto – Osaka sont fixés à l’avance. Sur la page d’accueil du site, il suffit de rentrer le nom de la gare de départ, d’arrivée, ainsi que l’heure et la date, de choisir la route désirée (avec ou sans le transfert). Avec les résultats affichés, on peut connaitre les temps de trajet et les tarifs pour chaque portion. Si on utilise le JR Pass, sur la partie “SearchDetails” (voir image), il faut décocher les deux champs “NOZOMI / MIZUHO /
HAYABUSA (SHINKANSEN)” et “Private Railway” qui ne font pas partie des trains utilisables avec ce pass.

Il y a un accès Internet dans l’appartement qui nous est réservé à Kyoto, ce qui nous rassure certain. Je ne sais pas comment on peut se débrouille sans Internet, l’outil indispensable de notre quotidien. Lors du changement de l’opérateur téléphonique, j’ai pris un mini-portable Vaio pour faciliter le transport.

La dernière chose à faire est de choisir les cadeaux pour les personnes que nous rendrons visite. Même si la plupart est français et vietnamien, il faut connaître quels cadeaux français que les  japonais ou les personnes qui habitent au Japon apprécient, quels sont produits français qui n’est pas vendus au Japon, quels cadeaux pour les premiers rencontres… Les informations données par les forums m’a beaucoup aidé.

Le départ (17 sept)

Aéroport et avion

La journée est très chargée avec la préparation des valises, la réunion d’informations de l’école. On est arrivée à l’aéroport CDG (terminal 2E) avec un léger retard. Une agente de la compagnie Korean Air nous fait passer devant tout le monde pour enregistrer les bagages. Avec Korean Air, nous avons droit à 40 kg de bagages de soude pour 2 personnes et 12 kg de bagages de cabine pour chaque personne. Nous avons partis au Japon avec 3 valises dont deux sont remplit les cadeaux pour les personnes que nous allons aller voir.

Notre vol décolle à 23h. Finalement, je suis contente de voyager avec Korean Air: le service irréprochable,  le sourire communicatif permanent des jeunes charmantes hôtesses de l’air (je les adore), le bon repas (j’ai mangé le bibimbap pour la première fois et je trouve c’est excellent), la chance d’avoir un escale à Seoul dans un aéroport confortable où l’internet est gratuit, et où on peut découvrir un peu la Coréen en visitant les boutiques et en admirant des vendeuses en Hanbok, robe traditionnelle coréenne. Le Japon et la Corée sont les deux pays que j’ai envie de visiter en premier.

Une bouteille d´eau de source de Jeju de 300 ml est offerte à chaque passager. Durant le vol, les hôtesses passent souvent pour distribuer des mini verres de jus d’orange ou de l’eau. Il fait sec et j’ai oublié ma crème dans ma valise, ce qui m’oblige de boire beaucoup d’eau et de laver mon visage avec une lingette humide. J’ai essayé de dormir le maximum possible pour m’adapter au décalage horaire et d’avoir la force de courir sans arrêt une fois au Japon.

Escale à Seoul

Inchéon nous offre de claires indications. Nous suivons les panneaux “Transfert”. Le passage a l’immigration est plus simple et plus vite que je croyais. Une fois monté en haut, nous cherchons notre vol sur le grand panneau d’affichage des vols. Nous avons 2 heures à Incheon, le temps de communiquer avec la France via Facebook, de visiter l’aéroport, d’aller voir quelques boutiques duty free et de prendre des photos.

Nous prenons ensuite un autre vol de Korean Air pour arriver à Osaka. La distance entre Seoul et Osaka est seulement 2 heures de vol. Encore un repas léger dans l’avion. Cette fois c’est un repas japonais. On n’a jamais faim et soif avec Korean Air. D’après l’avis d’Opodo, “en 1998 et en 2006, Korean Air reçoit le prestigieux “Mercury Award”, le plus grande distinction décernée aux repas en vol, pour son “Bibimbap” et “Bibim Nouille”. Le service de restauration exceptionnel de Korean Air a été le premier service de restauration aérien asiatique.”

Le débarquement au Japon

Nous sommes arrivés au Japon quand la nuit est tombée. On a vu de haut la baie et la ville d’Osaka lumineuse dans la nuit. “On est au Japon” je dis avec beaucoup d’émotions.  L’aéroport international Kansai est construit sur une île artificielle dans la baie d’Osaka, au sud de la ville d’Osaka. L’avion est débarqué à 20h50. Il faut que nous nous dépêchions car nous devons prendre le train à 22h10 pour Kyoto. En effet, les formalités d’entrée peuvent prendre plus de temps que prévu et il faut compter le temps d’attente, de récupérer nos bagages et le temps de chercher la gare et d’échanger le coupon délivré en France contre le JP Pass. A la sortie de l’avion, nous suivons un couloir et prenons ensuite la navette «Wingshuttle» pour rejoindre le service d’immigration et la douane. Le service d’immigration se situe au 1er étage. Les passagers non japonais doivent se rendre au comptoir de l’immigration munis de leur passeport et de la carte de débarquement préalablement remplie. J’ai pris cette carte (1, 2) dans l’avion. Une agente, puis un autre agent vérifient notre carte et nous demandent de remplir les informations manquantes.  Nous sommes derrière un français venu de la France dans le même vol que nous. Il nous a montré comment remplir la carte (en fait il faut refaire une autre carte car nous avons rempli la partie qui est réservée à la sortie). A l’immigration, le douanier vérifie nos empreintes digitales et prend en photo notre visage. Tous les agents du service de l’immigration que nous avons vu à Kansai portent son masque médical.

Après l’immigration, nous nous dépêchons de nous rendre au rez-de-chaussée pour chercher nos bagages. Nous sommes étonnés car le hall est presque vide. J’ai demandé à un agent ou se trouve les bagages venant de Paris et il nous a dirigé vers le tapis roulant porté de numéro 3. J’ai croisé deux agentes de l’aéroport avec deux valises dans la main. Nous somme étonnés encore car il n’y a aucun bagage sur la tapis. Au moment là, j’ai entendu l’appel de quelqu’un et mon mari a vu nos bagages apportés par les deux agentes que nous avons croisé tout à heure. En fait, elles étaient en train de nous chercher. Apparemment, nous sommes les deux dernier passager qui passent dans ce hall.

Après avoir récupéré nos bagages, nous allons la douane. L’agent douanier nous pose quelques questions puis nous laisse passer sans nous demander d’ouvrir nos valises.

Chacun sa valise dans la main, nous remontons sans tarder au 1er étage et courons chercher l’indication du réseau Japan Railways. La gare Kansai Airpor est en face du hall des arrivées. Nous passons au bureau de JR pour changer nos coupons contre nos pass. Notre JR Pass est pour une semaine, nous décidons de l’activer tout de suite. Après d’avoir remplir un formulaire, nous réservons aussi nos places dans le train Haruka pour Kyoto à 22h10. L’agente de JP nous donne deux tickets. C’est le dernier train de la ligne semi-express de JR West Haruka pour Kyoto. Le train est un moyen rapide et direct de se rendre à Kyoto et Haruka est le seule train direct entre Kansai Kix et Kyoto. L’accès aux quais se trouve juste en face du bureau de JR. Il est 22 heures et nous devons courir encore vers le train qui attend déjà sur la quai. Nous avons aussi pensé à prendre le mini bus -taxi de la campagnie MK Shuttle mais le coût est plus élevé,  il prendre plus de temps (2 heures en taxi contre 70m en train) et  il faut réserver à l’avance. Le première à apprendre c’est que le billet de réservation ne permet pas de passer le portillon d’accès et qu’il faut toujours présenter nos JR Pass à un agent pour pouvoir entrer dans la gare (il y a toujours un agent de guichet dans toutes les gares et stations et à n’importe quelle heure).

Nous montons dans le train, rangeons nos valises dans une espace prévue pour les grands bagages en début de wagon, puis nous installons confortablement dans nos sièges réservés. Le premier contrôleur de train que nous avons vu est une jeune fille très aimable. Elle salue les passagers très poliment en entrant dans le wagon et en le quittant. Au Japon, chaque contrôleur travaille individuellement. Le contrôleur se retourne et se penche pour saluer les gens avant de passer d’un wagon à l’autre. Chacun se muni un carnet pour marquer les sièges qu’il a vérifié et un poinçon pour composter le titre de transport des voyageurs. J’ai appris tout de suite les deux mots magiques que nous allons entendre tout le temps tout le long de notre séjour au Japon: “sumimasen (excusez-moi) et “arigato gozaimasu” (je vous remercie). Dan le wagon, des afficheurs lumineux indiquent en Japonais et en Anglais la prochaine station ou les correspondances pour la prochaine gare. Notre train s’arrête 2 fois, à Tennoji et à Shin Osaka avant d’arriver à la gare de Kyoto. Le trajet dure 76m.

Nous sommes à Kyoto vers 23h30. Nous suivons les panneaux d’indication pour aller à la station de taxi qui est à la sortie centrale de la gare. En sortant nous avons vu la tour de Kyoto qui se situe juste en face de la gare. Un chauffeur de taxi (qui parle super bien l’anglais) nous conduit à Gion en suivant le plan que Vivre le Japon nous a fourni. Il téléphone à Daniel pour lui prévenir notre arrivée.

Quartier de Gion (17 sept. 2011)

Daniel descend nous chercher au pied de l’immeuble. Il nous aide à monter nos bagages au deuxième étage. Nous avons touché par la simplicité et la chaleur de ce joli appartement qui nous accueille. Nous sommes dans un joli appartement avec tatami, futon, panneaux coulissants en papier blanc, lumière tamisée… Daniel nous invite une boisson fraiche qui est très agréable après plus de 20 heures de trajet. Après nous avoir fait visite de l’appartement et nous avoir expliqué le fonctionnement, il nous donne une carte de Kyoto, avec des conseils pratiques pour mieux visiter la ville, et nous aide à organiser nos déplacements entre les differents sites touristiques en transport commun.

Ensuite nous faisons un tour autour du quartier de Gion. Daniel nous aide à devenir plus familière avec la place en nous montrant les bonnes places pour manger, pour acheter la nourriture à quel endroit on peut voir des geisha et des maiko, ou se trouve la poste etc.

L’immeuble se situe dans la petite rue calme, typiquement japonais Yasui-kitamon Dori qui est entre Hanami-Kôji Dori et Higashi Oji Dori, dori voulant dire rue. La célèbre rue Hanami-Kôji est le coeur de Kyoto autrefois, où le sol est joliment pavée de pierre, où il n’y a pas de poteaux électriques (tous les fils électriques sont enterrés), où se trouve de jolies maisons de ville anciennes, le palais des Geishas et des Maikos leurs apprenties, et le théâtre Gion Corner.

Rue ??

En marchant quelques minutes vers l’ouest, après Hanami-Kôji Dori puis une petite rue avec de petites maisons traditionnelles, nous suivons la rue de Donguri pour arriver au croisement de l’avenue de Kabatawa, où se trouve le restaurant Oden “Takocho” daté de plus de 100 ans, de génération en génération avec 18 variétés d’oden, ainsi que la station métro  “Gion Shijo Station” du réseau local Keihan Railway. On a vu la rivière aux Canards (Kamo-Gawa) qui traverse Kyoto du nord au sud dans la partie l’est de la ville. Le pont relie deux rives, deux atmosphères totalement différentes: le centre ville de Kyoto avec des immeubles modernes, des boutiques commerciales et le quartier de Gion traditionnel. La promenade se poursuit par le passage devant le magasin Fresco (ouvert 24h/24) sur l’avenue de Kabatawa Dori  puis nous tournons à droit pour rejoindre l’avenue de Shijo Dori , la principale rue commerçante de la ville qui conduit vers le sanctuaire de Yasaka. Nous avons une agréable surprise en découvrant la vie nocturne de Kyoto. Il est une heure du matin et rue est encore très animée avec beaucoup de taxi. Dans les rues, il y a plusieurs de distributeurs de boisson fraiche et de cigarette. Nous pouvons prendre Hanami-Kôji Dori  pour revenir à la Maison Gion Hanamikoji, mais Daniel nous fait marcher encore un peu jusqu’au carrefour entre Higashi Oiji Dori et Shijo Dori, près du sanctuaire de Yasaka. Puis nous tournons à droit sur la rue de Higashi Oji qui conduit vers Kyoto Station et où se trouve plusieurs stations de bus 201, 202, 203, 207… Il y  a la poste (avec la boite au lettres en couleur rouge), quelques boutiques traditionnelles et d’autres bons restaurants.

Sanctuaire de Ysaka

Restaurant

Restaurant

La poste sur la rue de Higashi Oji

Retour à la maison, nous prenons une bain chaude. Après s’être rafraîchis nous nous connectons à l’internet pour faire suivre notre famille et nos amis notre arrivée à Kyoto. Mon mari déroule les futon sur les tatamis. La chambre japonaise est très agréable, pourtant je n’arrive pas à dormir, à cause de décalage de horaire. Je reste connecté avec la France via Facebook pendant que mon mari essaie de dormir un peu (il n’a pas dormi dans l’avion). La chambre est éclairé dès 5 heure du matin et on entend bien les bruits dans la rue. Cela me rappelle les matins de mon enfance au Vietnam. Le Japon se réveille beaucoup plus tôt par rapport à la France. “HayaOKi Ha SanMon No Toku – Qui se lève tôt, gagne trois pièces” (le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt)🙂

Une journée chargée à Kyoto (18 sept.2011)

Le programme de la journée conseillé par une amie : Kinkakuji, Ryoaji, Nishijin Textile Centre, Ginkaku-ji, Kyomizudera en fonction du temps. Elle nous conseille de réserver une autre journée entière est pour la visite d’Arashiyama et pour la promenade en barque. Il me parait qu’il est impossible de visiter tant de site en une seule journée, mais on va voir!

Miso et riz japonais

On est au Japon !  Nous prenons notre premier petit déjeuner japonais avec le riz et la soupe miso que l’ancien locataire nous a laissé. C’est vrai que le riz japonais cultivé au Japon est bien meilleur que le riz japonais cultivé en Italie ! Le riz est si bon et la soupe est si bonne !!!

Déplacement en bus urbain

Nous prenons le bus 204 pour aller au Pavillon d’or, le fameux Kinkaku-ji, qui se trouve au Nord Ouest de Kyoto, au pied des montagnes. Le bus est un moyen de transport très pratique à Kyoto. Les bus desservent presque tous les sites touristiques. Comme notre JR Pass n’est pas valable sur le bus, nous achetons un pass à la journée ” Kyoto City Bus One day pass” à 500 yens (5 euros). A Kyoto, les trajets en bus municipal ont un tarif unique: 220 yens par trajet quelque soit la distance parcourue et on paie à la sortie, dans une machine automatique. Il n’existe pas de tarif enfant. Le pass à la journée ne doit être validé qu’une seule fois lors de la première utilisation, à la sortie dans l’appareil situé près du chauffeur. Après la première utilisation, il suffit de le montrer au conducteur au moment de descendre. Comme la plupart des bus urbains au Japon, il faut monter par la porte de derrière et descendre par la porte de devant. A Kyoto les bus portent des indications bilingues. L’écran afficheur se trouve au- dessus du pare-brise. Il indique le nom des arrêts en kanji (caractère japonais) et en romaji (alphabet latin). Le moteur du bus stoppe automatiquement lors des arrêts. Tous les conducteurs sont en uniforme, et très souvent, avec le masque sur le visage. Ils sont équipés d’un casque micro pour annoncer les prochaines stations, pour prévenir lorsque le bus redémarre, pour confirmer l’arrêt quand on appuie sur le bouton «Arrêt demandé”et aussi pour demander au passagers de bien vouloir patienter quand le bus s’arrête au feu… Ils parlent tout le temps tout le long des trajets, parfois un peu trop🙂

Kinkakuji, « temple du Pavillon d’or »

Il fait chaud dehors et nous sommes tranquilles dans un bus climatisé. Nous descendons à l’arrêt Kingakuji-michi, à quelques minutes de marche des lieux. Le temple est ouvert à 9h à 17h et nous sommes arrivés vers 9h30. Avant d’entrer dans du parc, nous achetons une bouteille de thé vert fraiche (pour moi) et une cannette de café froide (pour mon mari).

Nous traversons la rue, où se trouve des agents en tenue bleue. Le plan de l’ensemble de jardin et de temple est situé à l’entrée. Nous achetons deux billet (400yens/ adulte). C’est un week-end prolongé pour les Japonais : lundi 19 septembre est férié ; il y a beaucoup de touristes japonais qui viennent visiter la ville. Le pavillon d’or est l’un des sites les plus visités de Kyoto. Je n’ai pas vu beaucoup de visiteurs occidentaux. Un agent réparti les visiteurs en deux groupes pour chaque côté du lac. Nous sommes dans le groupe qui doit tourner à gauche où la visite commence par un point de vue splendide qui montre le pavillon doré plongé dans son lac miroir et adossé à la colline verte. C’est le moment de prendre les plus belles photos. En regardant les photos prises en hiver, je trouve que le temple est aussi magnifique avec le contraste entre le blanc et le doré.

Le deuxième et le troisième étage du temple est recouverts de feuille d’or. Au sommet du temple surmonté d’un phoenix chinois. On ne peut pas rapprocher et visiter l’intérieur du temple. Nous suivons le chemin qui nous mène dans le jardin. Derrière le temps, il y une boutique de souvenir qui vend des “Omamiri” (porte-bonheur ou un amulette). J’en ai acheté une pour les enfants.

Sur le chemin, il y a des statuettes porte bonheur avec plein de monnaie au sol. Les gens balancent des pièces vers une petite écuelle posée au milieu, devant le plus grand statut. Je fais comme eux: je lance une pièce de 10 ou 50 yêns en visant la écuelle mais j’ai échoué. Vers la sortie, il y a des boutiques de souvenirs et de restauration et une maison de thé traditionnelle. Nous participons à une simple cérémonie de thé dans un petit jardin clôturé qui coute 1000 yens (pour deux). Une dame en kimono nous sert chacun un bol de thé matcha et un petit gâteau carré. C’est un moment de détente très agréable, dans un cadre de calme et de sérénité.

Ryoanji, « temple du repos du Dragon »

Nous quittons rapidement le Kinkakuji pour  nous rendre à pied au temple de Ryoaji voisin, qui fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO et qui date du 15e siècle. Pour ne pas perdre de temps, j’ai demandé la chemin à une agente en tenue bleu. Nous remontons la route à droite de l’entrée de Kinkaku-ji, en suivant les deux grands monsieurs. La chaleur tape. J’ai terminé ma première bouteille et nous nous arrêtons pour acheter deux autres bouteilles car j’ai très soif, heureusement il y des distributeurs partout. Nous prenons le trottoir gauche pour éviter le soleil.

Après 20m de marche tranquille et de regarder les voitures qui passent, nous arrivons à Ryoa-ji, célèbre pour son karesansui (枯山水), un « jardin sec » de 15 rochers dans une mer de sable, réputé pour être le plus beau au monde. A l’entrée du jardin, il y a une boutique de souvenir qui vend aussi des produits légumes. Avant d’entrer dans le temple et le jardin zen, nous admirons le lac couvert de nénuphars, puis nous accédons à une petite île par un pont en passant sous un Torii.  Il y a un petit autel.

L’entrée est payante (500 yens par adulte). Il faut enlever les chaussures avant monter sur le sol (soit les ranger sur l’étagère à côté soit les porter dans la main avec un sac en plastique fourni à l’entrée). Le jardin “zen” composé de composés de rochers, mousses et graviers est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la culture zen japonaise. Tous le monde s’assoie, le regarde dans une atmosphère calme et relaxante.

Avant de sortir, je reviens dans la boutique qui se situe à l’entrée de jardin. J’ai gouté de différentes légumes marinées spéciales de Kyoto et acheté le Tsukemono daikon mariné avec feuilles de sésame (Durant mon séjour au Japon, j’ai mangé ou gouté plusieurs sorte de Tsukemono mais celui là restait le meilleur).

Nishijin Textile Center

Après la visite du Ryoanji et du Kinkakuji , nous n’allons pas voir le Ninnaji (« temple de la Paix charitable ») car il y a un défilé de Kimono au centre de Textile de Nishijin à midi. Nous marchons vers la station de bus la plus proche et prenons le bus 51 (c’est la station de départ de ce bus).  Nous descendons à la station Horikowa – Imadegawa située en face du centre de Textile de Nishijin. Il est 13h. Il y a un show à 13h15 (en fait, il y plusieurs show par journée: 10h, 10h50, 11h45, 13h15, 14h15, 15h15, 16h). En attendant le défilé de kimono je monte au premier étage. Il y un hall d’exposition, des rayons de vente de différents produits en textile (kimono, obi, sac, foulard, cravate, étui de lunette, porte monnaie…) , et aussi des espaces ouverts qui permet de voir des artisans au travail.

Le défile commence. Je descend filmer avec l’Iphone, tandis que mon mari reste en haut pour prendre des photos. Charmantes mannequins, beaux kimono, belle mélodie… c’est un magnifique spectacle. J’adore tellement le kimono rouge que je veux bien l’acheter (pour mes balades à Kyoto en suivant les conseil de Miso journal) mais il n’est pas sur le rayon et je sais bien que ça coute très cher.

Ce défilé reste pour moi une expérience unique.

Au centre de Textile de Nishijin, on peut essayer des kimono sur place, et il est possible d’être prise en photo en tenue d’une apprentie geisha (kimono de cérémonie à 12 épaisseurs, autrefois porté par les dames de la cour). Ce service est payant: 10 000 yens pour le kimono maiko et geiko et 3600 yens pour d’autres kimono.

Il y a aussi plusieurs magasins de location de kimono à Kyoto. Avant le départ au Japon, j’ai trouvé sur l’internet quelques magasins de location. Ma nouvelle amie de Kyoto avait demandé à son amie japonais et elle m’a envoyé les m’a donné les adresses suivantes:

●2500yen(excluding hairset, it is 1050yen) Near Gojo-Karasuma
http://www.yumeyakata.com/english/

●2500yen(excluding hairset, it is 500yen) Near Shijo- Karasuma. but only Japanese HP..
http://www.k-hokkori.com/plan.html

●3150yen(excluding hairset, it is 500yen)a bit far from town. Near Kiyomizu Temple.
http://www.okamoto-kimono.com/english/index.html

●3150 yen (excluding hairset, it is 2000yen) Near Shijo-Karasuma.
http://kimono-pro.com/english.html

Finalement, vu que la promenade en kimono n’est pas pratique pour les personnes pressées, j’ai décidé de le porter uniquement pour les photos ou pour aller voir le théâtre Gion Corner.

Gâteaux nama-yatsuhashi

Au rez de chaussée, il y a aussi une boutique de souvenirs et un rayon qui vend des spécialités de Kyoto: thé, légumes marinées, gâteaux… J’ai vu des gâteaux triangles à la pâte fine et tendre que j’ai gouté une fois en France, grâce d’un ami japonais qui vient de Kyoto. En fait, c’est le gâteau traditionnel, une spécialité de Kyoto, qui se vend partout, surtout près des lieux touristiques: dans les grandes magasins, dans les boutiques de patiserie, dans les gares, à l’aéroport Kansai. C’est le fameux nama-yatsuhashi. Le goût traditionnel est, soit l’asuki (haricot rouge) sucré nature, soit l’asuki sucré à la cannelle (pâte de couleur blanche cassée), mais mon préféré est avec goût thé vert (pâte de couleur verte). Aujourd’hui il existe d’autres parfums comme la la fraise, l’orange, le melon, le chocolat, le vin rouge. A Kyoto, on peut acheter ce gâteau à la pièce, dans le magasin Takumi au sous-sol de la gare de Kyoto. A Paris, on peut le trouver dans le salon de thé -pâtiserie japonais Toraya (10 Rue St Florentin, 75001 Paris).

Voici la recette trouvée sur le site cuisine-japonais:

Pour 8 nama-yatsuhashi: 10 g de shiratama-ko, 30 ml d’eau, 40 g sucre, 20 g jôshinn-ko, 10 g cannelle ou nikki, 120 g tsubu-an

    1. Dans un bol, mettez le shiratama-ko, en ajoutant l’eau petit à petit, mélangez avec les doigts en écrasant les grumeaux. Ajoutez et mélangez le sucre et le jôshin-ko pour obtenir une pâte lisse et liquide.
    2. Dans une marmite à vapeur bien chauffée, mettez un cadre en bois ou en métal et étalez un tissu mouillé dessus pour y verser la pâte. Faites cuire pendant 15 minutes à feu vif.
    3. Sortez la pâte cuite avec le tissu et pétrissez-la jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène.
    4. Sur une plaque saupoudrée de cannelle, mettez la pâte. Pétrissez-la en la retournant pour bien incorporer la poudre de cannelle.
    5. Mettez la pâte entre deux morceaux de papier sulfurisé et étalez-la avec un rouleau pour former un rectangle de 2 mm d’épaisseur où vous découperez 8 carrés de 7 cm.
    6. Formez 8 boules de tsubu-an de 10 g. Mettez-les au milieu de chaque carré de pâte. Pliez le carré et pressez les bords pour les faire coller.

Ginkakuji, “temple du pavillon d’argent”

A la sortie du Centre de Textile, nous cherchons le bus qui nous conduit à Ginkakuji (pavillon d’argent) qui se situe dans le quartier d’Higashiyama (« montagne de l’Est ») , point de départ nord de la promenade de la philosophie (Tetsugaku-no-michi). Pour se déplacer à Kyoto en bus, en plus du plan de bus indispensable, nous avons besoin aussi le plan Google Maps pré-téléchargé sur l’Iphone. Après la carrefour entre Horikowa dori et Imadegawa dori, il faut monter un peu sur Horikowa dori pour trouver le bus 203, qui est sur notre gauche.

Sous un ciel qui s’assombrit, le bus traverse la rivière aux canards sur un pont. C’est la Seine de Kyoto. Si je ne me trompe pas, j’ai déjà vu plusieurs fois cet image sur le blog de Thomas et sur la page Facebook de Bento&co. Il faut descendre à l’arrêt Ginkakuji michi qui est à 10 minutes de marche du temple.

Nous avons faim. Pour ne pas perdre de temps, nous achetons chacun un bento et une canette Dragon Ball Z  (Mon fils sera content s’il a la collection de 12 cannettes de Dragon Ball) Eh oui, je suis la gagnante d’un concours de bento, et je suis là grâce au bento, il faut que je goûte un bento préparé par un japonais. La boîte jetable n’est pas l’air jetable, avec emballage en papier typiquement japonais. La boite et le papier emballage sont tellement jolis que je veux les garder et les emmener avec moi en France ! J’aime tellement le Japon que j’essaie de mémoriser tous ce que je vois, tout ce que j’entends, tout que que je sens et je vais garder tous qui est le souvenir de mon séjour au Japon. La rédaction du blog est l’occasion en quelque sorte de revivre ce extraordinaire voyage.


Après une petite balade tranquille et reposante le long du chemin de philosophie et une petite pause en regardant le canal, le pousse pousse qui passe, je commence à me sentir fatiguée car il y a tellement de monde, il y trop de monde sur l’allée bordée de boutiques de souvenirs qui nous amène au temple. J’ai impression d’être dans un zone commercial.

L’entrée est payante comme la plupart des temples au Japon. Le pavillon est en bois, il n’est pas décoré d’argent. Il est moins surprenant que le pavillon d’or. On ne peut pas le rapprocher ni visiter l’intérieur, comme chez son rival. Il y a un jardin de pierres et de sable  autour du temple. On dit que son surnom lui vient de la couleur du sable utilisé dans ce jardin, le sable est reflété par la lumière lunaire. Ce que j’aime ici, c’est le terrain boisé couvert de mousses, le jardin japonais, l’escalier de pierre, les petits étangs, les bambous, le chant des oiseaux, et surtout un point de vue surprenant sur la ville. La suite de la visite est très agréable avec la forêt de mousse, de bambou et le colline où on peut admirer un des plus beaux panoramas du temple et de Kyoto.

Dans la boutique de souvenir, j’ai choisi trois porte-bonheur en forme de trèfle de 4 feuilles et deux cartes postales pour mes proches. C’est la première fois que nous voyageons sans les enfants. Chaque jour, ils suivent notre déplacement via Facebook. Je pense leur envoyer une carte postale de chaque ville que nous visitons. Il faut que j’envoie aussi une carte à mamie Ket qui habite en Guyane Française. Je lui envoie toujours une carte à chaque fois que je pars en vacances. Sur cette carte, le pavillon d’argent en couleur d’automne est simplement magnifique.

Avant de quitter le Pavillon d’argent, j’achète un Nokyocho, le carnet vierge permettant recevoir une calligraphie des temples ou sanctuaire que l’on visite. Le livre coûte 1000 yens (10 eur). Un tampon du temple (rouge) et une calligraphie (en encre de chine noir) coutent 300 yens (3 eur). Normalement pour faire calligraphier la page il fait aller au bureau Noukyoujo dès l’arrivée au temple et le reprendre au moment de sortir.


Nous revenons à la station de bus Ginkakuji michi. Nous voulons revenir dans le quartier de Gion pour visiter le temple Kyomizudera qui n’est pas loin de chez nous. Au lieu de prendre le bus 100, nous attendons le bus 203 qui est en retard. Il y a du monde.  C’est heure de sortir de l’école, il y a un groupe d’élève en uniforme qui monte. On n’arrive pas à bouger au milieu de la foule. Le bus est bondé, il est très difficile de se frayer un chemin jusqu’a la porte avant du bus. Le bus n’avance pas, en raison d’embouteillages. Je suis très fatiguée, dès que j’obtiens une place d’assise , j’essaie de dormir. Près d’une heure d’attente, puis une heure de trajet, nous ne pouvons plus visiter le temple Kyomizudera. La majorité des temples ferme à 17h (dernière visite à 16h30). Mon mari s’est trompé, le bus 203 ne va pas à l’arrêt Higashiyama Yasui ou Kyomizu michi, donc il faut descendre à Gion et marcher jusqu’à la maison. En passant par la rue de Hanami-Kôji, nous croisons deux maiko.

Je suis totalement épuisée. Une fois arrivés à la maison, nous allons dormir tout de suite. Mais la journée n’est pas encore finie. Nous avons un rendez vous avec des amis qui habite à Hon-machi 8 Chome, dans le quartier Higashiyama. Ils nous invitent à diner chez eux. Nous prenons un taxi (qui ne coute que 800 yens). La soirée est sympa.

Pour le chemin du retour à Gion, vu que les bords de la rivière Kamo offrent un itinéraire intéressant, nous décidons de rentrer à pied en suivant la petite allée entre le boulevard Kawabata et la rivière bordée de saules (espace partagé piétons – vélos). Kawabata Dori est une des plus longues rues de la ville qui va du nord au sud, en commençant par Kitaoji Dori, parallèle à la rivière Kamo sur sa rive orientale, jusqu’au Shichijo. Le calme, le cours d’eau, la pêche de nuit, l’air frais de la rivière rendent la balade très agréable. Sur 2 km, nous croisons 5 ponts (Shiokoji-bashi , Shichijo-hashi, Shomen-bashi, Gojo-bashi et Matsubara-hashi) et 3 stations de la ligne privée Keihan Railways (Shishijo, Kiykomizu et Gion Shijo).

Rentrer à la maison, prendre un bain,… puis il est l’heure d’aller récupérer de cette journée bien remplie. Demain, ce sera une journée chargée à Tokyo.

Tokyo d’un jour (19 sept 2011)

Nozomi – Hikari

Aujourd’hui c’est un jour férié au Japon. J’ai choisi ce jour car mon cousin qui habite à Tokyo peut nous guider pour la visite expresse de la capital du Japon. Tokyo se trouve à 513,6 km de Kyoto et le meilleur transport est le Shinkansen (TGV).

Nous allons à la gare de Kyoto en taxi avec une valise de cabine remplie des cadeaux. Les taxis passent très souvent dans le quartier. Nous prenons un taxi au croisement de Yasui-kitamon Dori et Higashi Oji Dori. Le taxi est décoré de napperons blanc et le chauffeur porte aussi des gants blancs.

La première chose à faire avant monter chercher le train c’est d’aller au guichet pour réserver les places. Nous avons dormi tard hier soir et nous nous sommes réveillé tôt ce matin, donc ce sera dur si nous restons debout pendant trois heures de trajet. Pour être sur d’avoir nos places d’assis, il vaut mieux réserver.

Même avec le ticket de réservation, il faut toujours présenter notre JR pass à l’entrée et à la sortie des quais. Notre train Shinkansen Hikari 504 se trouve au quai n° 12. La gare de Kyoto est assez grande. Elle est desservie par 4 compagnies: JR West, JR Central, Kintetsu et Métro de Kyoto. Il faut chercher la station des Shinkansen qui appartiennent à la ligne Tokaïdo de la compagnie JR Central. Pour ne pas perdre de temps de chercher, je demande de l’aide d’un agent de la gare. Il nous montre le chemin. Nous suivons ensuite les panneaux indiqués le numéro des quais.

Il fait frais le matin. Il y a peu de monde sur le quai. Notre train Hikari, surnommé “Eclair” part de la gare de Kyoto à 6h23. En fait ce n’est pas le premier train qui part à Tokyo mais le premier train du réseau JR qui part au capital. Il y a le train Nozomi 200 qui part de cette gare à 6h14 mais en tant que porteurs de JR pass, nous ne pouvons l’emprunter gratuitement. J’attends notre train avec l’impatience. En attendant, mon mari va acheter à quoi boire dans le kiosque situé dans le quai.

Et voilà le train arrive. C’est le premier Shinkansen que je vois au Japon. Il est tout beau. Nous montons dans ce train sans réfléchir, sans regarder le nom du train. Et surprise, il y a deux jeunes garçons qui sont déjà dans nos sièges. Mon mari nos billets et le numéro du wagon ainsi que les numéros des sièges. Il n’y a pas d’erreurs. Mon mari montre nos billets à deux jeunes garçons. Ils regardent nos billets puis nous regardent bizarrement. Je vois un agent de train qui passe dans le wagon, il faut le montrer nos billets. L’agent parle très peu d’anglais mais c’est suffisamment pour nous faite comprendre que nous nous trompons de train. Le train a quitté la gare et nous ne pouvons plus descendre. Il dit qu’il faut prendre le train suivant à la gare de Nagoya à 7h 06. En fait, nous avons pris le train Nozomi et il faut descendre à Nagoya pour emprunter notre Hikari 504 qui sera sur le même quai. Cet erreur est finalement pour nous un avantage pour tester le train le plus rapide du Japon, qui lie Kyoto- Tokyo en 2h15. Pour aller de Kyoto à Tokyo, le Hikari met 2h45 mais la vitesste n’est pas différente de celle de Nozomi. Ces deux Shinkansen peuvent atteindre les 300 km/h. La seule différence c’est que le Hikari s’arrête dans les grandes villes et aussi moyennes villes tandis que le Nozomi ne s’arrête que les grandes villes, donc pour le trajet Kyoto – Tokyo, le Nozomi met environ 30 m de moins par rapport le Hikari. Le nom nozomi(のぞみ) signifie “espoir”. D’après l’auteur du site Kanpai, si “…la France fait partie des pays à la pointe technologique dans ce domaine, […] le Japon offre une expérience du transport en commun parmi les meilleures du monde :

  • une ponctualité horlogère au départ et à l’arrivée des trains ;
  • une propreté exemplaire dans les rames (les intérieurs sont nettoyés à chaque terminus) ;
  • un confort au top : sièges toujours dans le sens de la marche, beaucoup d’espace dans et entre les rangées, service à bord ;
  • une rapidité qui concurrence celle du TGV ;
  • un calme global dans les trains (certes plutôt lié au comportement japonais qu’à son industrie) ;
  • pour les étrangers, le côté pratique et très rentable du Japan Rail Pass”

Au bout de 36m, le Nozomi s’arrête à Nagoya avant de continuer son trajet vers Tokyo. Nous descendons du train. L’agent que nous avons vu tout à l’heure est à la sortie. Avec quelques mots d’anglais et les gestes, il nous explique à quel côté du quai nous devons attendre notre train. J’ai pris une photo pour me souvenir de cette agréable journée.

Nous attendons notre train sur le quai n° 14. Finalement, c’est aussi l’occasion pour découvrir la gare de Nagoya. Nagoya est la quatrième ville du Japon (après Tokyo, Yokohama et Osaka), où se trouve le siège de Toyota. De la gare, nous avons vu de grandes bâtiments de la ville.

Notre train Hakari 504 arrive dans la gare. Plusieurs personnes font la queue sur la quai. Comme ils n’ont pas réservé leurs places, ils doivent monter dans le wagon non réservé, avec des places d’assis libres.

Cette fois, nous attendons un peu avant de monter dans le wagon pour bien vérifier le nom du train affiché en caractères japonais et romains.  En fait, le nom Nozomi est affiché sur le fond jaune et le nom Hakari est affiché sur le fond  rouge. La destination est affichée sur le fond blanc.

Nos places sont du côté gauches. J’apprécie le grand espace entre entre deux rangées de sièges qui permet les voyageurs de s’assoir confortablement. Je trouve que le confort du train Hakari n’est pas différent du celui de Nozomi, mais il roule moins silencieux que le Nozomi que nous avons pris tout à l’heure. Le temps de parcours de Nagoya à Tokyo pour le train Hikari est de deux heures. Je dors pendant le trajet et je ne me réveille que quand le train arrive à la gare de Tokyo.

Dès son arrêt, des nettoyeurs en uniforme jaune montent dans le train. Le train doit être tout propre pour le prochain départ.
Nous entrons dans la gare de Tokyo. En attendant mon cousin et sa femme, je passe aux toilettes. Les toilettes publiques au Japon sont, peut être les plus propres du monde.

Mon cousin vient nous chercher. Il loue un locker (consigne automatique) pour mettre notre valise. C’est très pratique car les voyageurs peuvent débarrasser leurs bagages pendant la visite d’une ville. Nous sortons de la gare.

Le palais impérial

La visite (d’une partie) du palais impérial de Tokyo (autrefois nommé château d’Edo) n’est pas inclus dans le programme, mais comme il se situe tout près de la gare, nous passons voir un peu de l’extérieur et prenons quelques photos. Mon cousin prend notre appareil photos. Pour cette journée, j’ai un photographe amateur qui prend en charges de notre reportage en image !

En fait, l’intérieur du Palais ne s’ouvre aux visiteurs que le jour de l’anniversaire de l’Empereur (le 23 décembre) et le Jour de l’An (le 2 janvier). Pour le reste, il faut réserver auprès de l”’Agence de la famille impériale” ou ”Kunaicho” (sauf le jardin  du Palais sont souvent accessibles au public).

Le temple de Meiji et le parc Yoyogi à Harajuku

Nous prenons le métro de la ligne Yamanote (ou la ligne JR Est?) pour aller dans l’arrondissement de Shibuya, au coeur du centre de Tokyo, dans le quartion de Harajuku, pour visiter le temple de l’arrière grand-père de l’actuel empereur Akihito. Sur cette ligne nous pouvons utiliser nos JR Pass. Pendant 30m de trajet, la femme de ma coussin me parle de la vie au Japon, du travail, de l’école, de la sécurité…

A la sortie de la gare de Harajuku (ou la station Yoyogi de JR Est?) , nous nous trouvons en face de deux rues très animés et croissons des jeunes habillés en chanteur de rock ou déguisés en personnage de manga, ou de jeux vidéo. On a du mal à croire que dans le capital le plus peuplé du monde, juste de l’autre côté de la voie ferrée, et des quartiers très animés se trouve un parc vert avec 120 000 arbres issus de 365 espèces différentes s’étend sur 700000 m². Le parc Yoyogi abrite un célèbre temple shintoïste, le Meiji Jingü, voué  à l’empereur et l’impératrice de Meiji.
La gigantesque d’entrée (Tojii) est en bois de cyprès. La visite du parc permet de prendre un peu le frais et d’écouter les chansons des insectes. Sur le chemin vers le temple, il y a de nombreuses tonneaux de saké venant de tout le Japon (sur le bord gauche) et des barriques de vin venant de la région de Bourgogne de la France (sur le bord droite).

La première chose que j’apprends: Une pièce jetée en offrande, deux claquements de main, inclinaison, prière, claquement de main.

Le temple de Muji est un lieu de promenade apprécié des japonais. Des futurs mariés le choisissent ce temple pour la célébration de leur cérémonie. Nous avons l’occasion de regarder deux mariage. Le jeunes mariés sont en tenue de mariage traditionnel.

J’achète une plaquette en bois (ema) sur laquelle j’écris mon voeux puis l’accrocher à un portique. Il y a plein de plaquette autour d’un arbre. Je vois des plaquettes rédigées dans différentes langues, dont le français et tout le monde peut les consulter. Lors de Mikesai, la cérémonie quotidienne, les voeux et prières seront transmis par les moines. Les voeux, les souhaits et les prières ne sont valable que pour un an (les plaquettes seront détruites au bout d’un an). On trouve les ema dans les temples shintô au Japon.

En sortant du temple, nous arrivons à la fontaine ou on peut boire l’eau avec une louche et laver les mains. Apparemment il faut faire l’inverse:  c’est la fontaine de purification, donc il faut se laver les mains et la bouche avant de pénétrer dans le temple.

Ensuite, nous nous rendons au jardin situé juste à côté, le Meiji-jingu gyoen. L’entrée dans le jardin est payante (500 yens par personnes). A l’entrée du jardin, pendant que mon cousin demande des renseignements auprès , je fais un tampon sur mon carnet. La visite de ce jardin est l’occasion pour découvrir un étang de carpes, une maison du thé, une source, la faune et la flore. Pourtant finalement nous n’allons pas jusqu’à la source où il y une longue queue d’attente.

Il fait chaud et humide. Il est midi, nous avons faims. Mon cousin nous demande ce que nous voulons manger. Je préfère quelque chose liquide, le ramen par exemple, qui ne prend pas beaucoup de temps, alors il nous conduit dans un bar à ramen. Il connait un restaurant de ramen, selon lui, le meilleur de Tokyo mais il se situe trop loin. Il y a du monde et il faut faire la queue. Il est difficile de trouver les places pour plus de deux personnes, mais nous avons de la chance. La femme de mon cousin et moi, nous occupons d’abord deux places à droite. Quelques minute plus tard, deux autres places à côté se libèrent. On nous sert d’abord du thé glacé, puis chacun un bol de ramen. C’est la première fois que je mange un ramen – avec des nouilles à base de farine de blé et d’oeufs, servies dans un grand bol de bouillon, avec du porc et des oeuf. Franchement je n’aime pas du tout. J’ai du mal à finir un tier du bol. C’est aussi la premier fois que je découvert un bar à ramen, un grand bar avec vue sur la cuisine auquel les clients viennent s’attabler contre le bar.

Le temple Sensoji d’Asakusa

Le quartier d’Asakura est un lieu incontournable à Tokyo qu’il faut visiter. On y trouve  Kaminarimon, Senso-ji et Tutti Quanti.

La porte monumentale Kaminarimon (porte du tonnerre) est la première porte d’entrée du temple Sensō-ji. L’allée principale Nakamise-dori est un quartier commerçant historique bordé de boutiques d’artisanat japonais. Il y a beaucoup de monde. On est emporté par la foule. Il est très difficile de circuler et de prendre des photos.

La deuxième porte, Hōzōmon donne l’accès à l’enceinte du temple. Nous n’approchons que la porte, lançons une pièce puis faisons un tour à l’extérieur. La visite du temple est difficile, du fait qu’il y a énormément de monde.

La sortie est sur la même rue que l’entrée. Dans les boutiques sur la rue pietonne Nakamise-dori, on trouve les omiyage, tout un tas d’objets plus ou moins authentiques: peignes, yakuta, éventails en papier…, ainsi que des jouets. Je suis contente de trouver le premier cadeau pour mon fils, qui est fan de Doreamon. Je me rappelle le moment de recevoir l’appel de Bento&co annonçant le résultat du concours. Mon mari et moi, nous étions si joyeux, tandis que mes enfants pleuraient sans arrêt ! Ils étaient contents de cette bonne nouvelle mais ils étaient aussi tristes en pensant de l’absence des parents pendant une semaine (C’est la premier fois que nous voyageons sans les enfants). Au moment là, seule l’idée sur les cadeaux peut les faire oublier leur inquiète🙂

Voici ce que j’ai trouvé à Asakura:

Une fois sortis de la foule nous allons vers la rivière de Sumida et le pont d’Azuma (Azuma-bashi), sur l’Asakura dori pour rejoindre l’arrête de bateau bus (Nous allons faire un tour en bateau bus dans la baie de Tokyo qui relie Asakusa à Odaiba) Il y a quelques boutiques d’ustensiles de cuisine avec des bols, des baguettes, des cuillères et aussi quelques produits bento. Depuis le pont, on voit l’Asahi Beer Halle avec une forme de mousse de bière doré (conçue par Philippe Starck) sur le toit d’un building situé sur la rive est du fleuve de Sumida.

Il ne fais pas très beau mais il y a un agréable vent qui souffle. Mon cousin va demander des renseignements sur les horaires, puis les deux hommes vont d’acheter les billets. En attendant, j’entre dans un magasin de thé pour chercher le thé vert matcha. Il y a toutes les sortes de thé.

Notre appareil photo n’a plus de batterie, donc il faut trouver un endroit pour brancher le chargeur. Nous entrons dans la gare maritime et  prenons du café en attendant le bateau. Heureusement, il y a une prise juste à côté de la table.

Balade en bateau, une expérience incontournables à Tokyo

Nous montons en haut pour acccéder au quai d’embarquement. Il faut faire la queue pour descendre dans le bateau. A 30 m avant le départ, il y a déjà une longue queue. Notre rameur n’est pas très pratique. Il est couvert et n’est ouvert que deux côté. Il est impossible de regarder l’avant et le derrière. Nous n’avons pas de places côté bord, donc il est très difficile de voir les ponts. En fait, la Sumida mesure 27 km de long et compte 26 ponts dont 12 à Tokyo. Chaque pont est décoré une couleur différente.

Heureusement, ce bateau n’est pas direct, il faut descendre lors de l’escale et attendre un autre bateau. Le deuxième bateau est beaucoup plus agréable. Nous montons en haut obtenons quatres places. Il fait beau l’après midi. Le spectacle des paysages du baie qui se déroulent devant nos yeux nous laisse des souvenirs inoubliables: les bateaux, les vagues, le soleil, les gratte-ciels, le spectaculaire Rainbow bridge (la porte d’entrée de la baie de Tokyo)…

Odaiba, l’île artificielle dans la baie de Tokyo

Odaiba est une île artificielle construite pendant le 19ème siècle pour protéger le Japon. C’est aussi un quartier d’attractions et de shopping. A la sortie du bateau, nous trouvons le Palette Town, un gigantesque complexe qui abrite un centre commercial sur 3 étages. Depuis l’île d’Odaiba, nous avons une belle vue sur la baie de Tokyo. La réplique de la statue de la liberté de celle du Pont de Grenelle que la France a prêté au Japon en 1998-1999, est installée dans un parc, devant le bord de mer.

J’ai envie de visiter Daiso, “100-yen shop”, donc nous entrons dans le centre commercial. Je y vois beaucoup de marques occidentaux. Daiso est au premier étage. Nous visitons un magasin de cadeau dufte free avant d’aller à Daiso. Je suis déçue par la qualité des produits Daiso. Même si il y a certains produits Made in Japon, c’est un peu comme un magasin bazar des produits chinois. Je prends un tirelire “300 000 yens” en espérant pouvoir y mettre tant d’argent pour revenir au Japon🙂, des étiquettes collant, des sacs pour gâteaux, des emporte-pièces… uniquement les objets qui sont fabriqués au Japon. Je vois des produits bento mais à ce prix là, on ne peut pas avoir des produits de bonne qualité. La taxe est incluse dans le prix, donc les objets sont vendus 105 yens, et non 100 yens. Après avoir descendus, nous devons remonter encore pour faire l’échange, avant de quitter l’ile d’Obaida.

Le quartier de Ginza et la le repas de fugu

Ginza est le dernier lieu à visiter de cette journée. J’ai supprimé la visite du tour de Tokyo (monter voir Tokyo la nuit) pour ne pas trop être trop pressé. Nous avons encore deux heures avant notre retour en train à 20h.  Mais c’est le dernier train direct de Tokyo à Kyoto. Si nous ne voulons pas rester toute la nuit dans le train et courir à gauche à droite pour chercher le train à changer, il faut absolument que nous prenions le train pour Kyoto au plus tard à 20h. Le quartier de Ginza est pas loin de la gare de Kyoto. Depuis Ginza, nous prendrons une ligne de la compagnie JR (Yamanote?) pour aller à la gare de Tokyo.

Pour se rendre à Ginza depuis l’île d’Obaida, il faut aller à la station Shimbashi et emprunter la Yurikamome, un métro automatique sur pneus entièrement aérienne. Notre JR pass n’est pas valable pour cette ligne, donc il faut acheter des tickets. C’est l’heure de point, il y a du monde dans le métro. Nous sommes contents de sortir du foule.

Il fait nuit déjà. Les magasins sont lumineux. Ginza est le quartier chic de Tokyo, un peu comme le Champs d’Élisée à Paris. Le shopping ne nous intéresse pas. Mon cousin nous invite à dîner dans un “fugu ryotei”, un restaurant luxueux dédié à fugu.

Le fugu est un poisson dangereux s’il n’est pas préparé correctement par un professionnel disposant d’une licence accordée par l’État pour ce travail. Pour en savoir plus, voir le dossier sur le Fugu et le video suivant:

En général, la peau (sauf  le Torafugu – poisson-tigre), le foie, les intestins et les gonades sont retirés pour éviter la toxique. Les plats sont préparés à partir des fugu vivants, à l’aide d’un fugu hiki, un couteau spécial.

On nous prépare 7 plats différents.

Le premier, le fugu hire-kaze, est pour les deux hommes: Du saké chaud dans le quel trempent des nageoires (ailerons) de fugu grillées.

Le deuxième plat: c’est la peau de fugu en sashimi (Kawa sashimi). Alors, il est possible que ce poisson appartienne à l’espèce Torafugu dont la peau n’est pas nocive.

Le troisième, c’est le fugu-sashi ou tessa: la chair de fugu en sashimi. La chair crue est coupée en tranches très fines, translucides, puis déposée sur l’assiette en porcelaine dont on voit les motifs colorés par transparence.

Le quatrième plat: c’est le fugu-nabé, le fugu mijoté en bouillon, une sorte de fondue.

Le cinquième plat: c’est le fugu kara-age, des arêtes dorsales frites.

Le sixième plat: des beignets de fugu frites.

Le dernier plat, c’est le zousui, une mélange de riz – oeuf, bouillon. Pour finir, la serveuse prendre le reste de la bouillon de fondue tout chaude, elle y met le riz cuit, les ciboulettes émincées et les oeufs crues puis elle mélange tout.

Mon cousin dit qu’il manque le shira-ko, parce que ce n’est pas la saison😀 C’est le seul organe interne comestible, mais il faut quand même faire attention à la toxique.

Ce repas est tellement délicieux. C’est une expérience unique. Je ne sais pas combien mon cousin a payé pour ce repas de 4 personnes, mais si un tel menu, dans un établissement haut de gamme coûte, en moyenne, 350 euros par personne. Il faut faire confiance en un maître cuisinier japonais et il faut payer cher pour pouvoir gouter ce luxueux met traditionnel japonais, étant donné qu’on ne peut pas en manger en France. Une préparation de fongu nécessite de 3 ans d’études et d’un certificat délivré par le ministère de la santé japonais.

Après le dîner, nous prenons le métro pour revenir à la gare de Tokyo. Une fois installée confortablement dans le train, je dors jusqu’à l’arrivée à Kyoto. Il est tard, donc il faut prendre un taxi pour rentrer à la maison.

Nous sommes très contents de cette journée riche de découverte et d’expérience. Nous prennons pas mal de photo pour immortaliser chaque instant, chaque endroit mémorable.

Kyoto sous la pluie – 20 sept. 2011

Dès le lendemain de notre visite, le typhon Roke (qui s’accompagne de pluies torrentielles et vents puissants de 144 kilomètres par heure) le 15e de cette année arrive dans la région de Kanto. On a de la chance d’avoir un beau jour avant l’arrive du mauvais temps. Cette tempête amène l’innodation à Nagoya et la pluie jusqu’à Kyoto.

C’est parti pour la découverte de Kyoto sous la pluie. Chacun un parapluie, nous allons à pied à Kyomizudera, qui n’est pas loin de chez nous.

Nous avons vu de loin deux jeunes femmes habillées en kimono rouge. Il est possible que ce soient des touristes.

Après quelques minutes de marche sur la rue de Higashi Oji, nous trouvons un tojii et un petit chemin qui nous amène à un temple dont nous ne connaissons pas le nom.


Nous prenons cette petite rue à droite pour aller vers l’autre côté, où se trouve le Kyomizu-dera. Avec Google Maps et Iphone, on ne se perd pas. En mode hors-ligne (absence de l’internet mobile, réseau téléphonique…), on peut trouver facilement le chemin à condition d’avoir téléchargé au préalable les cartes Google Maps du quartier, de la ville ou de la région.

Kyomizu-dera

Une rue marchande remplie de monde nous conduit au temple de Kyomizu. Elle est jalonnée de petites boutiques de souvenir, de produits locaux et de petits magasins qui proposent des gâteaux traditionnels de Kyoto, dont le fameux  nama-yatsuhashi que l’on peut déguster fraichement préparés.

Il pleut de plus en plus fort mais cela n’empêche pas la visite. Il y du monde: des touristes, des écoliers en uniformes… Les temples de Kyomizu est un des lieux incontournables de Kyoto. Il est impressionnant même sous la pluie.

Nous montons et traversons la porte “Nio”. Le droit d’entrée est de 300 yens par adulte. Il y a une fontaine pour laver les mains (étape de purification) avant d’entrer dans les temples.

L’ensemble des temples est positionné à flanc de la montagne Otoha.  Il est entouré de verdure. J’imagine qu’en automne, ce sera un paradis.

Le bâtiment principal est dressé sur 18 piliers et 139 colonnes sans clous. De la terrasse, on a une superbe vue sur la nature environnante, jusqu’au delà de la ville de Kyoto.

Le le Jishu Shrine à gauche est un sanctuaire dédiée à la  culte à Ôkuninushi-no-mikoto, dieu de l’amour et des bonnes rencontres. Nous y avons vu beaucoup de jeunes, dont des écoliers. Il y a deux “pierres de l’amour” situées à 18 mètres l’une de l’autre. Si en partant les yeux fermés de la première pierre, un célibataire parvient à rejoindre la seconde, il trouvera son âme sœur.

Nous y achetons un porte-chance “amour” pour ma belle soeur et un porte-chance “argent” pour nous.

En contrebas des terrasses, il y a une petite chute d’eau, répartie en 3 filets,  nommée Otawa-no-taki. Avant notre visite, une amie m’a conseillé d’aller boire de cette eau sacrée est censée qui a des propriétés thérapeutiques: les succès dans les études, la santé et la longévité. Pour que ce soit efficace, il ne faut boire de l’eau d’un seul de ces trois filets. Les visiteurs boivent de cette eau dans des coupelles en fer qui sont stérilisées aux rayons ultraviolets entre chaque passage. Je prends l’eau du troisième canal (longévité?). A l’origine, le temple tire son nom de cette chute d’eau: « kiyoi mizu » signifie eau pure, eau de source.

Sur le chemin de retour, je peux visiter des boutiques de produits locaux: céramique, textile, pâtisserie… On nous propose de gouter à des douceurs de gâteaux de riz de différents parfums. Le magasin Malebranche nous offre du café (froid) et de petits gâteaux. Cette pâtisserie est célèbre par ses fameux gâteaux Cha-no-ka, les langues de chat au thé vert matcha (okoicha) et chocolat blanc.

Fushimi Inari

Il nous reste l’après midi devant nous. La suite de la visite sera le plus grand et le plus impressionnant des sanctuaires Inari, situé à Fushimi-ku. Une fois au pied de la rue commerçante, nous traversons le carrefour et continuons tout droit jusqu’à la station Kyomizu- gojo. Nous ne savions pas que cette ligne appartenait à la compagnie privé Keihan. L’agent de la gare nous demande d’aller acheter les tickets à une machine car nos JR Pass ne sont pas valable.

Le sanctuaire se situe à 5 minutes à pied de la gare de Fushimi Inari. Il est ouvert 24h/24 et l’entrée est gratuite. Aujourd’hui, il y a peu de monde. Le bâtiment principal est en travaux. Nous passons devant les sanctuaires et une grande boutique de souvenir. Après d’être montés l’escalier, on arrive au départ du chemin de torii.

Situé quelques kilomètres au sud de Kyoto, le Fushimi Inari est dédié aux dieux du riz et du saké, aux récoltes, à la richesse et à la prospérité. Le renard est le symbole de la déesse Inari. Ce sanctuaire est surtout connu par de milliers de portiques torii  (des portiques en bois vermillon) rouges orangés traçant un chemin à travers les bois. Ils s’alignent les unes derrière les autres en traçant un chemins de 4 km. La plupart des torii sont des dons de sociétés privées. À l’arrière de chaque torii est gravé le nom de son donateur. La taille des torii varie selon les zones.

Nous traversons les chemins, puis montons de plus en plus haut en passant sous les portiques.  Il pleut. Finalement je trouve que le mauvais temps rend le balade moins fatiguant. La montée n’est pas difficile mais longue. En montant les escaliers on transpire malgré la fraicheur du lieu. Aujourd’hui, en tout cas nous n’avons pas assez de temps pour visiter le quartier d’Arashiyama comme nous voulions. D’autre part, il n’est pas intéressant de balader dans la forêt de bambou et de faire le tour de barque. Donc pas besoin de visiter le Fushimi Inarià toute vitesse. Nous marchons tranquillement.

A mi-chemin, nous découvrons à une paisible étang où se trouve un petit autel.

Il pleut encore et nos chaussures sont mouillées. En continuant le chemin nous atteignons un restaurant/boutique traditionnelle. On a choisi une table à côté de la fenêtre pour voir la forêt. Je prends un bol de la soupe d’udon et mon mari prend des inari-zushi avec une canette de bière. Ces spécialités d’Inari sont très bon et pas cher. Il faut payer avant le service. Ce boutique est tenue par une mamie qui parle bien l’anglais. L’ambiance est calme, nous adorons cet endroit un peu vieillotte mais très typique. Les clients devant nous venant prendre du thé matcha sont partis. (Il est 16 heures !). J’ai l’impression d’être dans un autre monde.

Après le repas, nous continuons notre route vers le haut de la colline d’Inari. Je suis un peu fatiguée. Au bout d’une heure de marche, nous atteignons enfin un “sommet” qui domine la ville et qui donne une magnifique vue sur banlieue sud de Kyoto. Certains s’arrêtent là et redescendent, mais nous continuons à la découverte de ce montagne, tournons à gauche, tournons à droite et montons encore… Plus on marche, plus les lieux deviennent mystiques. Sur le chemin, on voit une multitude de petits autels, de statues en pierre de renard, de petites portiques et aussi des fontaines. Il y a des endroits pour prendre du repos et des distributeur de boissons. A cette heure là, tous les boutiques sont fermées. Nous somme arrivés au sommet le plus haut. Il n’y a plus que nous au milieu de la nature, dans un calme absolu. Un moment à la fois mystique et paisible. Un moment de bonheur unique pour nous deux.

On descendons. La redescente couverte elle aussi de Torii. Dans l’autre sens, on voit des écritures gravées sur chacun des poteaux. La nuit au Japon arrive assez tôt. Le passage sous les tunnels est de plus en plus sombre. Quand nous revenons à un boucle, nous nous croissons de plus en plus de visiteurs qui viennent visiter le sanctuaire et traverser la forêt la nuit.

La ville d’Uji

A la sortie, je vois la gare d’Inari de la ligne JR située en face. Cette ligne va jusqu’à Nara en passant à Uji, la ville de thé. Nous décidons d’aller acheter le thé vert matcha à Uji, au lieu au centre commercial de Kyoto. Comme cela n’est pas inclus dans le programme, nous sommes un peu perdu. Arrivée à la gare d’Uji vers 18 heures, nous ne savons pas où on vend le thé, où il faut aller. Il fait nuit. Il n’y a pas de boutique de thé autour de la gare. Je passe dans un superette mais il n’y en a pas. Je prends quelques gâteaux puis nous rentrons.

Le train nous emmène à la gare de Kyoto. Nous faisons un petit tour dans le centre commercial de la gare.

Sur le chemin de retour, nous se rend vite compte que nous nous trompons de bus. Nous montons dans le bus 206 sans vérifier la direction. Etant fatigués, nous décidons de ne pas descendre changer de bus. Le bus fait un tour de la ville. Il s’arrête, il redémarre, il s’arrête…, il arrive à son terminus. Les gens descendent et les gens montent. Un autre chauffeur arrive. Il salue les passagers en se penchant, il accroche son nom puis il s’installe après d’avoir bien réglé et bien vérifié les rétroviseurs. Le bus prend la route vers la gare de Kyoto. Le conducteur parle avec son micro, il arrête de parler, il parle … J’ai l’impression que tous les conducteurs de bus à Kyoto parlent avec la même voix et avec le même ton.  Mon mari localise souvent le bus sur le Google Maps sur son Iphone pour ne pas se tromper de station où on doit descendre. Je m’endors, je me réveille, je m’endors … Finalement il nous faut 2 heures pour rentrer au lieu d’une demie heure.

La fin de la journée est un peu galère mais en général, c’est une journée agréable.

Kyoto – entre la pluie et le soleil (21 sept. 2011)

Le programme de cette journée est fixé avant notre départ. Le matin est destiné aux marché aux puces qui a lieu au temple de Toji (tous les 21 du mois). L’après midi, c’est pour la visite du palais impérial (la réservation est faite en ligne). Et pour le soir, nous avons le rendez vous avec l’équipe Bento&co.

Je voulais aller au marché tôt le matin mais la pluie me décourage. Finalement, je décide d’y aller malgré la pluie de plus en plus forte. Nous attendons notre bus sur la rue de Higashi Oji. Malheureusement, nous ne pouvons pas acheter One day pass (pass pour une journée) ni tickets car nous n’avons que des billets de 10 000 yên et le conducteur ne peut pas faire la monnaie. Nous décidons de descendre à la station suivante, puis nous achetons quelques gâteaux dans dans une superette près de la station pour avoir la monnaie.

[ Je n’ai pas tout lu le blog “La rivière aux canard”, sinon, cette situation n’aurais pas lieu. L’auteur de ce blog, que j’ai de la chance et le plaisir de rencontrer ce soir, a raconté son expérience qui ressemble à la nôtre:

Pour me rendre à Kitano, j’ai pris le bus à la gare de Kyoto. Je n’avais qu’un gros billet de 10.000 yen sur moi: j’ai pris des habitudes de clients nippons, utilisateurs qui vivent dans un pays où tout est prévu «en cas de»… Mais ce que je craignais se trouvait être vrai: impossible de faire la monnaie sur 10.000 yen dans un bus. Le chauffeur me répéta 3 fois qu’il ne pouvait faire la monnaie et j’attendais qu’il me dise «sortez». Mais avant que cela n’arrive un gentil gaijin est venu à ma rescousse.
Cet Américain que je ne connais pas, a payé pour moi et s’en est allé sans vouloir que je le rembourse.
Je le rattrape, le remercie et me dit:
«Ce n’est rien, moi aussi, quand je suis venu ici la première fois, des tas de gentils gens m’ont aidé»

Quelle honte. Avec mon anorak et mon appareil autour du coup, il a cru que j’étais un touriste du dimanche qui débarquait à Kyoto.

Mais la morale de cette histoire, c’est qu’au Japon, il existe encore des petites failles dans le système super organisé de la vie de tous les jours. Ayez donc toujours de la monnaie sur vous, ou des billets de mille yen !“]

Le bus 207 nous conduit jusqu’à Toji-higashimon-mae. Avant de descendre, nous avons vu le temple le plus haut du Japon.

Malgré la pluie, il y une dizaine de stands au marché où on vend des kimono, des vaisselles, des pots de fleurs faits maison…  Il n’y a pas beaucoup de visiteurs, mais je vois plusieurs touristes français. Une dame japonaise qui parle bien le français et qui accompagne une famille française m’aide à demander le prix pour une belle boite à pique-nique. La vendeuse et moi, nous profitons pour communiquer un peu. Elle demande si je suis vietnamienne et d’où je viens. Elle apprécie beaucoup la France.

Il pleut, j’ai des pieds trempés. Notre appareil reflex ne marche plus, à cause d’humidité. Mon mari prend quelques photos avec son téléphone portable.

Le programme change. Nous décidons de rentrer manger à la maison pour pouvoir sécher l’appareil photo, au lieu manger dehors en attendant la visite du palais impérial à 14h.

Nous partons à 13h30, direction le Palais impérial. Avant notre départ au Japon, j’ai réservé notre visite à 14h. En fait, il existe des visites guidées tous les jours sauf le week-end, en anglais (à 10h et 14h) ou en japonais (à 9h, 11h ou 13h30). La visite est gratuit mais il est obligatoire de demander la permission au Kunaichô (宮内庁), l’agence de la maison impériale. La réservation s’est fait sur le site de l’agence (en anglais). Outre que le Palais impérial de Kyoto, le Palais impérial de Tokyo, le Palais (jardin) de Sentô, la villa impériale Katsura et la villa impériale de Shugakuin sont aussi dépendent du Kunaichô requièrent une autorisation. Malheureusement pour nous, le bus est en retard (à cause de la pluie?). En plus, nous n’avons pas compté le temps de marcher de la station d’arrivée jusqu’au palais. Il faut se présenter 10 minutes à l’avance et nous sommes 5 minutes en retard. Le ciel est toujours gris mais il ne pleut plus. Nous prenons quelques photos.

Un des bureaux de l’agence de la maison impérial se trouve en face de l’entrée du Palais. Le visiteurs peuvent toujours faire la réservation sur place.

Nous décidons partir rapidement en bus vers le grand centre commercial au centre ville. Le bus 201 nous conduit au au carrefour de deux grandes rues Karasuma et Shijo.

Il faut que j’achète le thé vert en poudre et le Matcha. J’espère le trouver dans les grands magasins comme Isetan, Takashimaya ou Daimaru. Le magasin Daimaru est très grand, beau et lumineux, plus grand que les Galeries Lafayette ou Printemps à Paris. Les Japonais restent les consommateurs dont le pouvoir d’achat est le plus élevé du monde. J’ai enfin trouvé le rayon de thé qui se trouve au sous-sol et acheté 5 sachets de sencha en poudre. Le Matcha est beaucoup plus cher que je croyais. J’utilise ce poudre uniquement pour les gâteaux, donc ce n’est pas la peine de payer si cher. En sortant, un vendeur me fait goûter le poisson pané cuit sur place (très bon) et il a réussi à nous convaincre d’acheter une barquette de 10 euros. Même si le magasin me séduit beaucoup je ne peux pas rester longtemps car j’ai un rendez vous très important à 18h: le moment tant attendu de la rencontre avec l’équipe Bento&co.

Nous rentrons à pied. Le centre commercial est tout près de notre appartement.

A 17h30, nous partons en taxi avec une grosse valise pour transporter ensuite les produits cadeaux que j’ai choisi chez Bento&co et des produits que j’ai commandés pour mes amis . Le chauffeur nous dépose devant la station d’essence. Comme nous arrivons assez tôt, nous décidons marcher jusqu’au lieu de rendez-vous. En arrivant, nous avons vu un camion qui vient chercher des colis. D’ici, tous les jours, les beaux produits de bento et de cuisine sont envoyé aux 4 coins du monde. Depuis moins de 3 ans, le nom de cette entreprise est connu pour les fans du pays du soleil levant. Je téléphone à Thomas et il vient nous chercher devant la maison. Il me dit “Vous êtes là grâce au bento”. Grâce au bento et grâce à Bento&co. Toute l’équipe nous accueille chaleureusement au premier étage. Mes cadeaux et ma commande sont prêts sur la table.

Nous partons ensuite dans le restaurant 京のおへそ situé près du marché de Nishiki. La photo des cadeaux et le lien internet du restaurant est posté sur la page Facebook de Bento&co. Cela fait rêver tout le monde.

Nous avons une salle à part au premier étage. Sur la table, il y a une petite feuille noté le menu que nous allons manger ce soir. Il y a 8 plats en tout, accompagné du saké chaud ou froid au choix et du thé. Il y a le おでん盛り合わせ (oden – bouillon de poulet) un spécialité du restaurant.

Le repas est très très copieux et très bon. Avec un tel menu, qui peut dire que les Japonais ne mangent pas beaucoup ? Chaque plat pour mois est une découverte.  J’ai du mal à me tenir debout une fois d’avoir tout fini. Vu ce que j’ai mangé, ce sera encore plus difficile de dormir ce soir.

J’ai reçu un super cadeau de la part de Thomas, Erico et leur petite fille: un paquet de gâteaux chanoka, des superbes langues de chat au thé vert matcha et chocolat blanc de Malebranche. Pour moi, c’est le meilleur gâteaux.

Le dîner et la rencontre avec l’équipe Bento&co est un moment très agréable.

Nous rentrons à pied, en traversant le pont de Shijo. J’ai besoin de passer dans le magasin Fresco qui est situé sur le boulevard de Kawabata pour acheter des produits alimentaires. Pendant que je suis dans le magasin, mon mari rentre avec la grosse valise remplie des produits bento. Il va revenir me chercher plus tard. Il y a tellement de choses que je veux apporter en France. Je prends beaucoup de soupes miso instantanées, des paquets de thé vert pour Mamie Ket, de matcha, des furikakes (assaisonnement pour le riz), des épices, des bonbons Doreamon et Pokemon pour les enfants, une petite bouteille de saké et même un paquet de riz… Nous avons besoin plus de saké, mais il vaut mieux acheter à l’aéroport, ainsi des gâteaux.

En rentrant nous croissons une jeune fille ivre. Elle a du mal à tenir debout et à marcher. Nous sommes inquiets pour elle car il y a des voitures qui passent dans cette rue. Pourtant chaque fois qu’une voiture arrive, elle arrive à s’éloigner.

Visite de la ville de Hiroshima (22 sept)

Pour moi, Hiroshima est la deuxième ville à visiter après Kyoto (pour son côté historique). Hiroshima est la plus grande ville en Région de Chugoku et est un centre industriel et commercial dans le Japon Ouest. Cette ville est surtout connue par la bombe Atomique, qui l’a détruit exhaustivement au 06 août 1945.

Jusqu’à maintenant, nous suivons strictement notre programme, sauf la visite de la ville d’Uji le 20 sept. Partir vers le sud, c’est aussi pour éviter la pluie causée par le typhon qui arrive dans la région de Kanto depuis quelques jours.

Il fait frais ce matin. Il y a peu de monde sur le quai. Un agent de la gare en tenue beige marche vers nous, il se penche ramasser quelque chose très petite par terre. J’étais là depuis un moment, et j’ai rien vu sur le quai. C’est pour mettre dans le poubelle après, mais je ne vois aucune poubelle dans la gare, alors il doit garder le petit truc dans sa main ou le met dans sa poche, jusqu’à ce qu’il trouve une poubelle. Il est difficile de trouver une poubelle au Japon, ni dans la gare ni dans la rue. En France, il a des poubelles partout, et il y a toujours quelques choses qui trainent par terre, juste à côté une poubelle. Je comprends maintenant pourquoi au Japon, les lieux publiques sont si propres.

Nous prenons le train Hikari 495 à 8h20. Hiroshima est à 1h30 de train de Kyoto. Le train est toujours confortable, c’est toujours agréable à voyager dans un Shinkansen.

D’après le site d’informations touristiques de la ville de Hiroshima, il existe de nombreux moyens de se rendre à Miyajima à partir de Hiroshima.

1.  Train JR : de la gare JR de Hiroshima ® prendre une navette vers Miyajima

2.  Tramway : du centre-ville, aller jusqu’à Miyajima-guchi ® prendre une navette versMiyajima (vous pouvez changer de train/tramway aux gares/stations suivantes : gare JR de Hiroshima/arrêt Hiroshima, gare JR de Yokokawa /arrêt Yokokawa, gare JR de Nishi-Hiroshima /arrêt Nishi-Hiroshima-Eki)

3.  Croisière fluviale-Itinéraire du Patrimoine mondial (Aquanet Hiroshima) : départ de Motoyasuhashi Sanbashi depuis le Parc de la Paix ® Miyajima Sanbashi

4.  Navette express (S.A Fast Beach) : départ du port d’Hiroshima ® Grand Prince Hotel Hiroshima ® Miyajima (certaines navettes passent par le port de Kannon (Marina Hop)).

Nous hésitons un peu entre visiter le mémorial en arrivant ou aller sur l’île de Miyajima, puis nous décidons d’y aller directement. Une fois arrivés à la gare centrale de la préfecture d’Hiroshima, nous changeons pour le train de la ligne de Sanyo, en direction d’Iwakuni. Il nous conduit de la gare d’Hiroshima jusqu’à la gare JR Miyajimaguchi pendant environs 25 minutes. Nous sortons de la gare, prenons l’accesseur menant au petit passage souterrain pour traverser le carrefour devant la gare.

Je vois tout de suite des magasins de Momiji-manjū, un gâteau qui a la forme d’une feuille d’érable (« momiji », un symbol de la ville d’Hiroshima) fourré de pâte de haricot rouge (tradition) ou au thé, à la crème, au chocolat, au fromage… (variation). Les momiji manju sont en vente partout dans la préfecture d’Hiroshima , mais c’est à Miyajima que l’on peut les acheter des momiji manju fraîchement préparés. Pendant que mon mari fait la queue devant l’embarcadère de Miyajima-guchi, j’entre dans le magasin à côté pour acheter 3 momiji-manjūs au thé vert et au haricot rouge.

Le ferry JR Miyajima appartient au réseau JR, donc nos JR Pass nous permettent de prendre le ferry gratuitement (merci!). Le ferry-boat vient toutes les 10 minutes sur le quai.

L’île sanctuaire d’Itsukushima (appelée également Miyajima) d’une superficie d’une trentaine de kilomètres carrés se trouvant dans la mer intérieure de Seto. C’est le troisième site le plus visité au Japon, avec son célèbre Torii rouge flottant à marrée haute, planté tout seul dans l’eau bleue face au sanctuaire d’Itsukushima fondé il y a près de 1 400 ans. C’est la porte qui sépare le monde où l’on vit et le monde spirituel. Beaucoup de Japonais viennent visiter, un peu comme les Français visitent le Mont Saint-Michel (avec lequel l’île de Miyajima est d’ailleurs jumelée). Il fait très beau aujourd’hui. Nous admirons le tori depuis le bateau.

Le bateau nous mène sur le seul débarcadère de l’île au bout de 10 minutes de trajet. Ici comme à Nara, les daims circulent librement sur le chemin où se trouve des magasins de souvenir et des restaurant. Il y a même une boutique qui s’appelle Saint Tropez ! Nous nous baladons tranquillement, nous prenons de beaux photos avec des daims, nous marchons dans l’eau, et admirons la vue magnifique. A notre arrivée la marée est basse,  nous pouvons descendre jusqu’aux pieds du tori, le voir de près et le toucher. Même si alors la magie du site n’est pas à son maximum, nous trouvons que l’île est toujours magnifique.

Nous avons la chance d’assister à une cérémonie de mariage célébré dans la tradition shinto. C’est un grand moment. Sur cette île, il est interdit de naître ou de mourir, par contre, il est recommandé de s’y marier. Pour les habitants de Hiroshima, le mariage à Miyajima est un rêve, mais il faut reserver 1 an avant.

Nous ne visitons pas l’autorium de Miyajima et le parc de Momijidani (la vallée aux érables). Il est temps de rejoindre Hiroshima pour la suite de notre visite de la journée. Avant de prendre le bateau, j’ai acheté un petit cadeau souvenir de Miyajima dans le boutique situé près l’accès à l’embarcadère.

Sur le trajet de retour, il y a moins de monde. Nous restons sur le pont.

En quittant l’île, un dernier regard se pose sur le tori rouge sur les flots bleus de la mer.

Avant de prendre le train pour revenir à la gare d’Hiroshima, je reviens au magasin que j’ai visité en arrivant et j’achète une dizaine de momiji-manjūs au thé vert. J’entre ensuite dans une autre boutique (Okinadou ?) situé tout près de la gare et prends encore quelques-uns. Ceux-ci sont vraiment délicieux.

Nous revenons à la gare de Miyajima et prenons l’accesseur pour entrer dans l’autre quai. Le train arrive quelques minutes après. Je cherche dans mon sac et je ne trouve plus mes lunettes de soleil. Je ne sais pas où les laisser, soit dans la boutique de souvenir sur l’île, soit dans un magasins près de la gare de Miyajima. Si je ne connais pas l’endroit exact, nous ne revenons pas. En regardant les photos que j’ai pris, je les vois sur la vitrine de la boutique de momiji-manjūs. En fait, j’y ai déposé mes lunettes pour pouvoir prendre cette photo.

Nous descendons à la gare suivante et revenons à Miyajima-guchi. Heureusement, mes lunettes sont toujours là, on les a déposées sur l’étagère derrière les vendeuses.

Au retour à la gare d’Hiroshima, nous prenons le tramway n°2 (ligne rouge sur la carte) pour aller visiter le Mémorial de la paix et le dôme de la bombe Atomique. La station de tramway se situent derrière la station JR Hiroshima.

Le tramway est un mode de transport très apprécié à Hiroshima (le plus grand réseau de tramways du Japon). Il est possible d’acheter un « 1 day trip card » pour 600 yens qui permet d’emprunter tout le réseau pour une journée. Nous payons sur place (150 yens par trajet). Nous descendons à la station «Genbaku Dôme Mae (en anglais : A-Bomb Dome).

Voici les informaions sur le dôe de la bombe données par le site d’informations touristiques de la ville d’Hiroshima:

En décembre 1996, lors de la 20ème session du Comité du Patrimoine Mondial de l’UNESCO à Mérida, le Dôme de la bombe atomique fut classé bien culturel du patrimoine mondial en tant que bâtiment témoignant de l’horreur de l’armement nucléaire.

Localisation : la surface attenante au Dôme s’étend sur approximativement 0.39 hectare.

Le Dôme de la bombe atomique fut construit en 1915 afin de servir de lieu de présentation et de ventes de produits commerciaux pour la préfecture d’Hiroshima. Il fut également utilisé pour des expositions artistiques et d’autres événements. Lors de sa construction, il fut nommé « Hall d’Exposition des Productions Industrielles de la Préfecture d’Hiroshima » avant d’être rebaptisé « Hall d’Exposition des Produits Commerciaux de la Préfecture d’Hiroshima » puis en 1933, « Hall de Promotion de l’Industrie de la Préfecture d’Hiroshima ».

L’architecte tchèque Jan Letzel utilisa une construction en brique partiellement renforcée d’une structure en acier sur les murs extérieurs faits de pierre et de mortier. Construit sur 2 étages, avec un escalier comprenant 4 paliers, le bâtiment était coiffé d’une coupole formant un dôme (11 mètres de long sur 8 mètres de large et 4 mètres de hauteur).

Les constructions du centre-ville de l’époque dépassant rarement un étage, cet audacieux et rare bâtiment de style européen, dont la beauté moderne se réfléchissait à la surface de la rivière, devint l’un des sites majeurs de Hiroshima.

6 août 1945, 08H15.
La première bombe atomique utilisée dans l’histoire de l’humanité explosa à environ 600 mètres du sol et à 160 mètres au sud du Hall de Promotion de l’Industrie de la Préfecture d’Hiroshima. Le souffle de l’explosion atteignit une pression de 35 tonnes par m² pour une vitesse de 440 mètres par seconde. Le Dôme, dans la ligne directe du souffle de l’explosion, subit de graves dommages et brûla entièrement à partir du toit. Le souffle ayant circulé de manière perpendiculaire, le centre de la structure principale fut miraculeusement épargné mais les personnes se trouvant à l’intérieur du bâtiment périrent instantanément. Par la suite, la structure de métal composée de barres d’acier courbées émergeant des ruines du Hall de Promotion de l’Industrie, fut surnommée « Dôme Atomique » par les habitants.

En 1953, la gestion du site fut transférée de la préfecture à la ville d’Hiroshima et en juillet 1966, le Conseil Municipal résolut de préserver le Dôme de la bombe atomique.

Par la suite, à cause de l’érosion, les travaux furent étendus par trois fois grâce aux dons de japonais et de personnes venant d’autres pays. 

Suite aux demandes de la ville, du Conseil Municipal et des habitants, ce lieu fut désigné site historique en juin 1995 et l’Agence des affaires culturelles fit une requête d’enregistrement auprès de l’UNESCO.

En décembre 1996, il fut classé au Patrimoine Mondial.

Ses ruines irradiées, considérées de nos jours comme l’emblème du “No more Hiroshima”(« Pas d’autre Hiroshima »), en font le symbole des générations prônant l’abolition de l’armement nucléaire et de l’importance d’atteindre la paix universelle pour toujours.

※ Il n’est néanmoins pas possible de pénétrer dans l’enceinte du Dôme. Aucune dérogation n’étant accordée, prière de le contempler de l’extérieur.”

C’est un après midi ensoleillé. On n’est loin du tempête qui est arrivé dans la région de Kanto depuis quelques jours. On est aussi très loin de la journée tragique du Japon et du monde. L’ambiance ici est si paisible. Le vent frais souffre. Nous faisons un tour autour du Dôme, puis marchons le long du bord de la Motoyasu, l’un des 2 bras du fleuve d’Hiroshimapour rejoindre le pont qui conduit vers le parc du mémorial de la paix, situé entre 2 bras du fleuve.

Dans le parc aussi, le calme domine. On visite ce lieu avec grand respect. Nous arrivons au cénotaphe, qui est en forme d’arche, conçu par l’architecte Kenzo Tange. On y trouve les noms de 200 000 habitants de la ville, victimes de la bombe atomique. Il y est écrit en japonais cette phrase : “Dormez en paix, plus jamais cette erreur ne se reproduira”. Le cénotaphee s’ouvre sur une perspective qui passe par un plan d’eau. Depuis le cenotaphe, dans l’alignement du dome se trouve la Flamme de la paix, qui ne sera éteinte que lorsque toutes les nations se seront déséquipées de l’arme nucléaire.

Dans le parc, le Wi-fi est libre et gratuit. Nous y restons une demie-heure. Je décide de ne pas visiter le musée, car l’ambiance sera trop lourd pour une personne sensible comme moi.

Un dernier regard avant de quitter le parc. Je suis contente d’être ici, en ce moment, un instant unique.

Au Japon, le symbole de la paix est une petite grue en origami. J’achète de jolies grue en papier dans le boutique situé dans le parc pour envoyer à mes enfants, à Mamie Ket en Guyane, et à mes amis.

J’achète aussi un autre paquet de momiji-manjūs.

Il faut trouver ensuite un bureau de Poste. Mon mari arrive à localiser le bureau de Poste qui se trouve tout près du Parc, à l’autre côté de la rue.

Avant de revenir à Kyoto, nous passons chez Docomo, l’opérateur mobile numéro un du marché au Japon. Il est impossible d’y acheter un téléphone seule. Tous les téléphones sont vendus avec abonnement. Nous prenons un Ipad 2 16Go Wifi à 44800 yens. Avec la détaxe de 5%, nous ne payons que 42560 yens, moins cher qu’en France.

Nous revenons à la station de Hiroshima JR en bus.

Nous prenons le Shinkansen pour rentrer à Kyoto. Il y a peu de monde dans le train. Je dors pendant tout le trajet.

A 22h, nous sommes à la gare de Kyoto. Cette fois, il ne faut pas se tromper de bus. Il y a une fontaine d’eau musicale depuis Aqua Fantasy devant la gare de Kyoto, côté de la tour. Nous sommes surpris de découvrir une perspectives illuminée, colorée, sublimée par le jaillissement des eaux au rythme de la musique.

Osaka et Nara (23 sept)

Osaka

J’ai un rendez-vous le vendredi 23, à 10h avec une amie vietnamienne à Osaka. Avant d’y aller, nous passons chez Bento&co pour prendre d’autres produits bento pour nos amis. Nous avons pris un train qui s’arrête presque tous les gares entre Kyoto et Osaka. Nous sommes arrivés à la gare d’Osaka vers 10h30.  La gare d’Osaka est récemment rénovée. Mon amie nous attend à la sortie, au dernier étage. Je dois acheter quelques perforatrice de nori que je cherche depuis longtemps, donc mon amie nous emmène dans le magasin TOKYU HANDS situé dans le centre commercial de la gare. Cette boutique s’étend du 10ème au 12ème étages de Daimaru Department Store. Mon mari reste au 10ème étage pendant que mon amie et moi, nous montons au 12ème étages, où se trouve les produits de bento et de cuisine. Comme chez Bento&co, les articles vendus chez Tokyu Hands sont de très bonne qualité. Je prends les produits de bento qui ne sont pas chez Bento&co, ainsi que plusieurs accessoire de cuisine: moules, emportes pièces, outils pour le cocktail… Difficile à résister. J’ai payé 10000 yens pour un petit panier. En raison de la suite de la visite, je ne peux pas prendre plus.

Nous descendons chercher mon mari, qui est en train de prendre un café chez Hands Café, situé au 10ème étage. Nous prenons des cocktail de fruits (très bon!).

Malheureusement, nous n’avons pas beaucoup de temps pour visiter la ville d’Osaka, dont le château. Nous décidons de partir tout de suite à Nara. Nous pensons revenir à Osaka vers fin journée pour découvrir la vie nocturne dans le quartier de Namba et manger le fameux okonomiyaki.

Nara

Nara est l’ancienne capitale du Japon au VIIIè siècle. Elle a été capitale du Japon avant Kyoto, qui abrite plusieurs temples classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville de Nara est située à quelques 30 m à l’est d’Osaka, à 42 km au sud-est de Kyoto. Nous prenons le train de la ligne Yamatoji. Nos JR Pass sont valides jusqu’à ce soir (minuit).  A l’arrivée à la gare de Nara, nous achetons des bento dans un boutique de la gare pour notre déjeuner. Ils sont très bons et pas chers (moins de 1000 yens pour deux bento et une boisson).

Une fois sortis de la gare de Nara, nous trouvons tout de suite la rue qui nous mène au grand parc des temples. Nous y allons à pied. Cette rue est bordée des boutiques et des magasins. Nous trouvons un boutique des accessoires de photo. Ce matin, j’ai pris l’appareil photo sans carte mémoire. Celle ci a été oublié dans l’emplacement de la carte SD de mon mini portable. A Osaka, je ne peux prendre quelques photos qu’avec l’Iphone de mon mari. Nous achetons une carte SD 4Go à 1400 yens.

Nous traversons la rue, puis prenons la petite rue commerçante piétonne pour aller vers la rue parallèle. Nara est connue par des vieux quartiers remplis de petits magasins, boutiques de souvenir, restaurants et touristes qui m’attire beaucoup. Je vois déjà ce que je vais fais après la visite des temps !

En continuant tout droit, nous arrivons au temple de Horyuji avec les plus anciens bâtiments en bois du monde (environ 1300 ans). Nous y restons juste quelques minutes pour quelques photos, puis nous allons directement vers le temple de Todai, où se trouve le plus grand Bouddha assis en bronze du monde (18 mètres).


Sur le chemin, nous croissons des daims et des cerf qui se promènent en liberté.

Il me faut une paires de geta pour porter avec le kimono et j’en ai trouvé une qui me convient.Et voilà le Todai-ji

C’est le plus grand temple en bois du monde

Et le statue de Boudda est aussi grand que le bâtiment

En revenant j’ai trouvé un marchand de kushi dango, boulettes de riz japonais grillées et enrobées d’un sirop épais de couleur caramel obtenu en mélangeant du shôyu et du sucre. Je prends deux brochettes. Ces petits gâteaux sont très bons.

La suite de la journée sera la visite des magasins. Finalement, nous décidons de ne pas revenir à Osaka. En venant j’ai vu un magasin d’antiquité et un boutique des produits locaux. Il faut revenir par une petite des rue commerçantes piétonnes.

Le boutique des produits alimentaires et artisanaux de Nara:

Et le magasin d’antiquité:

J’ai quitté ce magasin avec une grande boite à pique-nique et 2 grands plateaux, un petit plateau et 4 bols laqués, neufs et d’occasions très bon état pour seulement 2000 yens !

Il est temps de revenir à Kyoto.

C’est notre dernière soirée au Japon. En fait, je voulais changer de billet d’avion pour avoir plus de temps de visiter la ville d’Osaka, de Nara et de Kyoto. Pourtant, pour éviter la complication concernant les billets d’avion, le logement et le travail en France, nous rentrerons demain comme prévu.

Une fois rentrée à Gion, je passe des heures à faire les valises. Heureusement tous les grands plateaux que j’ai acheté à Nara rentrent bien dans les valises. On est venus avec 2 grandes valises pleines, contenant d’une autre valise et 2 grands sacs pliés. Maintenant il faut utiliser tous les valises et les sacs. Nous avons droit à 40 kg pour les bagages de soude et 24 kg pour les bagage de cabine, sans compter un petit sac à main, un sac à dos, l’appareil photo et le portable. Je pèse les 3 valises et le grand sac de cabine. Nous pouvons ajouter encore quelques kilos.

Avant le retour en France (24 sept)

Une ballade matin à Gion en kimono

Le matin, nous nous levons assez tôt. Un bain chaud, un petit déjeuner japonais, puis un grand ménage dans l’appartement. (Vivre le Japon ne me le demande pas mais je préfère le faire).

J’ouvre la fenêtre derrière pour la première fois. Je sais qu’il y a un petit temple derrière l’immeuble mais je ne pensais pas qu’il était si près. Le matin est calme, je respire l’air frais depuis la fenêtre.

Une fois que tout est fini et que tout est prêt, nous faisons une dernière promenade dans le quartier de Gion. Cette fois, je m’habille en kimono.

Devant l’immeuble:


Yasui-kitamon Dori

Kennin-ji, un temple de bouddhisme zen d’obédience de l’école Rinzai

Gion Corner

Hanami-Kôji Dori

Shijo-dori, côté Gion

Gion Center

Kawabata-dori

Et un dernier achat dans le supermarché Fresco. Comme il y a encore la place dans la valise, je prends une grand bouteille de sauce de soja et deux sacs de sauce pour le nabé (fondue japonais) prêt à utiliser.

Donguri-dori

Revenir à la rue de Hanami, côté du temple de Kennin.


Revenir à la rue de Yasui-kitamonEt voilà, le tour est complet. Je suis contente de cette promenade.

Un dernier rangement pour les valises. Voici ce que nous mettons dans nos valises pour apporter en France.

Au revoir le Japon

Il est heure de quitter l’appartement. Nous avons le rendez vous avec Daniel à 9h30. Il nous aide à descendre les bagages. Nous trouvons rapidement un taxi qui passe devant l’immeuble. Il nous conduit à la gare de Kyoto.

Nous sommes arrivés à la gare assez tôt. Notre train Haruka 19 part à 10h15. Il est déjà sur le quai. On prépare pour son départ à l’aéroport de Kansai. Les sièges tournent automatiquement (au Japon les sièges de train sont toujours dans le sens de la marche).

Le train quitte la gare. Au revoir Kyoto, la ville qui nous accueille depuis une semaine. Je regarde le paysage du Japon qui défile.


Le train arrive à Osaka. Cette ville est très moderne. On voit bien le Umeda Sky Building depuis la fenêtre du train.

Le train passe à Tennoji, puis arrive à l’aéroport international de Kansai.

On voit déjà l’avion de Korean Air.

Nous sommes arrivés à 11h34.

Après les papiers, ce sera le shopping. Il y a plusieurs magasin duffty free dans l’aéroport, qui sont regroupées au niveau 3, au centre du terminal, avant les contrôles de sécurité. Nous avons besoin des gâteaux, du saké et quelques cadeaux pour les enfants. Nous achetons des paquets de yatsuhashi, le fameux gâteaux de Kyoto pour offrir à nos amis en France. Nous avons trouvé une jolie boite colorée de Kokeshi, remplie de bonbon pour ma fille. Mais nous avons un petit soucis avec le saké. En fait, nous devons faire un escale à Séoul. La vendeuse nous explique que tous les alcools ne passent pas la douane à l’aéroport d’Incheon. Je passe dans un autre magasin acheter quelques petites accessoires de Shiseido, des brosses à dents pour enfants. Pour terminer, mon mari prendre un rasoir électrique. Nous dépendons tous les petites monnaies restants et payons les reste avec la carte bleue.

Nous revenons dans la salle d’attente. Le Japon me manque déjà.

Notre avion décolle à 13h30. Deux heures plus tard, nous sommes à Seoul. L’aéroport d’Incheon nous accueille avec des tableaux des beaux paysages de la Corée. Après le Japon, la Corée est le deuxième pays que j’ai envie de visiter.

Cette fois, nous n’avons qu’une heure à l’aéroport d’Incheon, le temps de faire un petit tour et regarder un peu les magasins. Nous prenons 3 petit paquets de kimchi, (à 25 euros, trop cher!), une boite de capsules de l’huile naturelle de poisson, des craies pour ma fille et des cigarettes pour des collègues au travail. Malheureusement, il n’y a pas de saké à l’aéroport d’Incheon.

En route pour la France. Le service de la compagnie Korean Air est toujours très agréable. Le repas est toujours excellent. J’adore les achats à bord. Le prix est vraiment intéressant et il y a beaucoup de choix. Mon Daisy Eeau So Fresh 75 ml coutent 57764 wons = 38 euros seulement (64,9 euros chez Sephora). Korean Air sera mon compagnie aérienne de référence pour mes prochains voyages en Asie.

Nous arrivons à l’aéroport CDG vers 20h, l’heure locale. Les bagages sont en retard. Nous rentrons finalement à la maison après minuits, fatigués mais très contents d’avoir fait le plus beau de tous les voyages.

Merci Bento&co et Vivre et Japon!

5 Responses to Voyage au Japon 2011

  1. CHEVRY says:

    Bonjour,
    Nous souhaitons louer exactement cet appart, avec VIVRE LE JAPON.
    Pouvez vous me dire comment se passe votre séjour ?

    Cordialement
    Estelle CHEVRY

    • bentoparis says:

      Bonjour,
      Concernant l’appartement, c’est le charme et le confort d’être chez soi. Je suis très surprise par le prix annoncé: un joli appartement bien équipé dans le magnifique quartier le plus célèbre de Kyoto (le quartier ancien de Kyoto le mieux conservé) à prix moins élevé qu’une chambre d’Etap en France !!!
      Ce que nous aimons :
      – Bien situé en plein cœur du quartier Gion – Kyoto, bien pratique pour les balades de la nuit. On avait de la chance de croiser des geisha et des maiko
      – A coté de plusieurs stations de bus et de trains locaux, on peut aussi prendre des taxi au pied de l’immeuble, surtout le taxi de la compagnie Yasaka avec logo de trèfle à 3 feuilles – vous aurez de la chance si vous trouvez un taxi avec logo à 4 feuilles🙂
      – A coté de plusieurs restaurants, des supérettes (Presco ouvert 24/24), des boutiques traditionnelles, du bureau de poste, des théâtres..
      – A côté plusieurs célèbres temples: Kiyomizudera, Yasaka…
      – L’appartement est très bien équipé (frigo, cuisinière, cuiseur de riz, vaisselles, machine à laver, micro-onde, fer à passage, aspirateur, sèche cheveux…) avec accès internet Wifi gratuit
      – Chambre style japonais
      – Accueil très sympathique. de notreTravel Angel qui nous a tout expliqué: le quartier, le bus, le metro, les courses, le resto… Cela facilite la découverte de la ville et de de la vie japonaise.

      Nous avons passé une semaine inoubliable, un séjour de rêve. Le Japon nous manque beaucoup…

      J’espère que ça répond à votre question. Merci pour votre visite sur ce blog.

  2. CHEVRY says:

    Bonjour,
    Merci pour votre réponse! En effet, cela répond à nos questions et vous confirmez que le choix d’une location d’appartement, à Kyoto et par Vivre le Japon, est une excellente formule !
    Nous sommes impatientes d’y séjourner .

  3. Sylvie Jorge says:

    Quelle chance!!!!! c’est mon rêve d’aller au japon! mais j’ai vu d’autres photos, vous vivez la bas maintenant?
    J’aimerais tellement apprendre pleinnnnns de plats japonais!

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